Après Roanne, Lille, Besançon, Drancy, Bruxelles, Rennes et avant Miami, c’est à L’Artothèque et au Musée des Beaux Arts de Caen que Régis Perray vient installer son jardin itinérant.  Pour la fin des commémorations de la Grande Guerre, l’artiste a imaginé la présence fragile de quelques fleurs, inspirées de la tapisserie de l’Apocalypse conservée au Domaine national du Château d’Angers. Vestibules, sas, escaliers, couloirs et bureaux incitent à s’attarder, ne serait-ce qu’un instant, sur ce que furent les lendemains de la Grande Guerre, entre sidération et renaissance, lorsque les villes entamèrent leur reconstruction.

Apocalypse signifie révélation et renaissance, ce que furent les lendemains de la Grande Guerre avec les reconstructions, lorsque repoussent les fleurs sur les champs de bataille et dans les tranchées après quatre ans de désastres guerriers. (…) Ces Petites Fleurs de l’Apocalypse seront accompagnées de modèles issus de la collection de papiers peints de l’artiste, d’enluminures du Moyen-Age et de motifs Art Nouveau : belle période fleurie s’épanouissant jusqu’aux premières années du 20e siècle, avant la Grande Guerre. Régis Perray célèbre ainsi le retour de la nature, du renouveau en jardinier des fleurs papiers peints, belles et fragiles.
Extraits de Les Petites Fleurs de l’Apocalypse (1918 – 2018), Domaine national du Château d’Angers

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